Werrason, ou Ngiama Noël Makanda, né le 25 décembre 1965 dans la Province de Bandundu en République démocratique du Congo, est un chanteur de sukus puis’installa avec son père à Kinshasa.
Issu d’une famille modeste, Ngiama Makanda est tout gosse lorsqu'il manifeste le goût pour la musique. A l'âge de 12 ans, il accompagne son frère aîné qui chantait à l'église protestante de Bandalungwa (commune de la ville de Kinshasa). Peu de temps après, il intègre lui aussi la chorale. La folie de la jeunesse oblige, Ngiama fuit la chorale, pour le noble art (la boxe et le judo). Le destin étant plus fort que le désir, Ngiama retourne au chant en 1977.
En 1981, il crée avec ses copains du quartier un groupe sans nom, un orchestre « d’aventure ». Au mois de juillet de la même année, le groupe d’aventure se transforme en un orchestre structuré : c’est le groupe Wenge Musica qui est né.
Avec ce groupe Werrason produit successivement des chefs d’œuvre d’une valeur artistique indéniable comme « NIKI-D », « Le Monde est Méchant », « Djino », « Surprise Kapangala », « Kaskito », « Koko Madimba » et surtout, « Kala yi Boeing » avec le groupe Wenge Musica. Il est le principal artisan de sa consécration internationale.
En 1997, Wenge Musica éclate en deux tendances, Werrason reste avec deux de ses anciens coéquipiers : Masela et Ebonja. Très faible certes, vu la qualité et le nombre de musiciens qui sont partis vers l’autre aile. Werrason va instantanément recruter de nouveaux musiciens et le train repart de plus belle.
En 1998, Werrason restructure le groupe Wenge Musica que les journalistes surnommeront « Maison mère ». Car cette nouvelle formule du groupe aura comme objectif, la « conquête du continent africain… ».
Pour cela, Werrason et son groupe vont lancer sur le marché du disque un album test dont le titre est « Intervention Rapide ». « Chantal », l’extrait de cet opus obtient un succès immédiat et sans précédents.
En 1999, il sort avec son groupe, l’album « Solola Bien ». Pari réussi, il se vend par milliers, d’où l’obtention du « Disque d’or » en France. Cette même année, il entame une tournée à Londres, au Canada, à Paris et à Bruxelles.
En septembre 2000, il est le 2e artiste africain à se produire et remplir le Palais omnisports de Paris-Bercy.
En juin 2001, il réalise « Kibuisa Mpimpa », l’album de ses rêves ; œuvre magistrale de 17 titres. Cet album est le résultat de 5 années de préparation, et quatre mois de studio sans oublier les 2 000 heures de réflexion en ce qui concerne son approche philosophique. « Kibuisa Mpimpa » est une nouvelle approche de la musique Bantou. C’est d’ailleurs grâce à cette approche philosophique de la musique que, des artistes comme Manu Dibango, Makoma et le rappeur Pit Baccardi acceptent de participer à l’élaboration de ce disque.
A sa sortie, le disque « Kibuisa Mpimpa » est qualifié de « culturellement révolutionnaire » par des observateurs éclairés de la vie culturelle africaine. En effet, Werra a adopté une approche authentique de la Musique. « La musique est pour lui, un objet de partage ». En choisissant « Kibuisa Mpimpa » comme titre de son 1er album solo, une appellation typiquement Bantou, Werrason veut à travers son travail, partager la culture de ces ancêtres avec le reste du monde. Car pour lui, « la culture est la seule chose réellement authentique qu’un peuple dispose et qu’il doit la partager avec d’autres peuples ».
En 2001, il remporte deux Koras au festival international de la musique noire en Afrique du Sud. Ce qui va lui permettre d’inaugurer un nouvel ère : le « 2-Babors ». Un exploit qu'il va réitérer deux ans après.
Le « 2-Babors » va définir le principe de la tournée « Kibuisa Mpimpa » à travers l’Europe. Il s’agira ici de se produire sur une grande scène, deux jours successifs et cela dans chaque grande salle des métropoles Européennes. Pari risqué, mais gagné car Werra a rempli Le Zénith de Paris, une des plus grandes salles de spectacle de France. Exploit réitéré successivement, à Londres, Bruxelles, Amsterdam et autres grandes capitales européennes.
Werrason a à travers cette innovation, attiré vers lui et sa musique, un nouveau public : la diaspora noire éclairée a enfin trouvé en la personne de Werrason, un artiste, un modèle qui assume et affirme clairement sa négritude sans pour autant y être un militant de la cause noire. Ainsi, en 2005, lors de sa tournée européenne annuelle, les artistes tels que Passi, Doc Gyneco, Benji pour la France, et la star du monde arabe, l'Algérien Akil lui ont demandé de collaborer à leurs projets encours.Ces différentes collaborations lui ont permis d'intégrer par la grande porte, le monde merveilleux de la World Music.
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