Konshens n'aspirait pas depuis son plus jeune âge, contrairement à beaucoup, à faire carrière dans la musique. Il est pourtant l'une des étoiles montantes de la scène jamaïcaine actuelle.
Né Garfield Delano Spence en 1985, Konshens grandit à Sherlock, un quartier de Kingston, et passe son enfance à apprécier la musique, comme tout le monde, mais sans se douter ni se surprendre à espérer percer un jour dans le milieu.
Son entourage s'avouera d'ailleurs très surpris, quelques années plus tard, lorqu'il commencera à faire de la musique, déclarant qu'ils n'avaient rien vu venir et qu'il n'y avait aucun signe annonciateur de cette passion, Konshens ne passant pas son temps à chanter devant qui voulait l'entendre.
Il fait ses débuts au sein d'un duo créé avec son grand frère, Delus, baptisé «SOJAH». Ils rencontrent rapidement un grand succès au Japon avec leur premier titre «Medz pon di corner» sur le Guilty Riddim, produit par Cash Flow en 2005. Ils font une importante tournée sur le territoire nippon et y sont très appréciés. L'année suivante sort un album «Sons Of Jah» et ils repartent en tournée pour deux semaines.
Cependant les deux frères sont très attachés à un but: acquérir une reconnaisance sur leur terre natale. De retour en Jamaïque, ils décident de s'essayer à des carrières solos, sans cesser de travailler ensemble.
Konshens aime la musique et la créativité, aime écrire, mais il n'est pas autant passioné que son grand frère, a la tête sur les épaules et hésite à tout laissé tomber pour se lancer entièrement dans la musique; Les premières demandes de dubplates arrivent, et voyant que le prix d'une dubplate enregistrée en deux minutes équivaut à son salaire gagné en un mois, les derniers doutes de Konshens se dissipent.
Un de ses amis proches ne tarde pas à le présenter à Natural Bridge Records, tournant décisif pour Konshens. L'année 2008 le propulse sur le devant de la scène jamaïcaine avec un gros hit «Winner» qu'on entendra en boucle aux quatre coins de l'île et plus loin encore, et d'autres titres bien accueillis comme «Rasta Imposter», «Dont cry» en duo avec Christopher Martin ou encore «This Means Money». Il collabore avec d'importants producteurs comme Birch, Ward 21, Chester, D&H ...
Il continue sa route en 2009, avec un gros hit en duo avec Tarrus Riley «Good Girl Gone Bad» et "Bring Back Reggae". Le jeune Konshens, qui se dit inspiré principalement par Beres Hammond (!) est posé et réfléchi, avec une qualité d'écriture remarquable.
Actuellement en préparation d'un album, on lui souhaite une bonne continuation et on espére qu'il inspirera la jeunesse, car on manque d'artistes comme lui...