Une équipe de «Spécial Investigation» se rend dans les Antilles afin de dresser le portrait de la Martinique d'aujourd'hui. L'île est rongée par les inégalités et les rancoeurs postcoloniales. Les «Békés», héritiers des vieilles familles blanches détiennent 52% des terres agricoles et possèdent 40% de la grande distribution en Martinique. Or, ces «Békés» représentent moins de 1% de la population martiniquaise. Au total, ils ont entre les mains 20% du PIB de l'île. De plus, la première ressource demeure l'exploitation de la banane, dont la main-d'oeuvre travaille dans des conditions parfois difficiles. Et par ailleurs, le taux de chômage dépasse les 21%. Comment cette situation est-elle vécue sur place ?
C'est un reportage qui fait grand bruit, dans une Martinique en pleine crise sociale, en grève depuis huit jours "contre la vie chère". Diffusé vendredi 6 février par Canal+, Les Derniers Maîtres de la Martinique, est un reportage de Romain Bolzinger sur les héritiers blancs des premiers colons installés sur l'île avant la Révolution Française.
Alain Huygues-Despointes, un des "békés" interrogés, regrette que les historiens ne s'intéressent pas "aux bons côtés de l'esclavage" et explique "vouloir préserver sa race". "Quand je vois des familles métissées avec des Blancs et des Noirs, les enfants naissent de couleurs différentes, il n'y a pas d'harmonie", déclare-t-il.