Son parcours musical commence en Guadeloupe en 2001 en première partie de Saïan Supa Crew au côté de Riddla, Fuckly…En 2003, il fait forte impression dans le concours de révélation de talent, Stardom. Venu à Paris pour poursuivre des études de langues, sa rencontre avec le compositeur Siam Lee est une étape décisive dans l’affirmation de son identité musicale. Leur complicité donne naissance, parmi d’autres, aux titres
« Tombé », ou encore « Mal ». Ce dernier titre est édité en 2006 sur la compilation Atypik Soul, et fait déjà forte sensation.
L'album "Chayé Kow", sortie en 2009, fait l'objet d'une réedition collector en 2010 après avoir été plébiscité par le public et les médias.
Chantant en créole, en français et en anglais, passant des sulfureuses rythmiques africaines aux ambiances feutrées d’un jazz caribéen, mêlant le flow du dancehall à la magie d’une biguine, la musique d’Erik est ambitieuse, en perpétuel mouvement, chaleureuse comme peut l’être son île, mais parfois aussi déchirante et profonde que la sonorité d’un tambour ka.
Erik, c’est d’abord une présence, un regard. Son corps exprime la force tellurique tapie sous le volcan. Sa danse n’est pas de celles qui font des pointes ou des claquettes. Elle est tempête magnétique soulevée par le Ka des ancêtres. Sa voix chaude chevauche l’épure sophistiquée de musiques subtiles, drainant dans son sillage le sourire des belles. Leurs yeux suivent chacun de ses mouvements et ses paroles se lisent sur les lèvres.
Rêves brisés, illusions perdues, déchirement de l’exil, la poésie d’Erik, nourrie de larmes et de souffrance, a la vigueur de la révolte. Car il n’est de jeunesse perdue que celle qui accepte de se laisser perdre. Face à la ville qui écrase, aux murs aveugles ou au mépris, rien ne saurait aider à relever la tête comme l’obstination d’aller de l’avant. Peindre la tragédie du monde afin de mieux l’exorciser : Erik possède cette magie.
S’alliant les talents combinés de Siam Lee et Manuel Mondésir, créateurs hors pair de sa génération, Erik tourne le dos aux clichés caraïbes. Leur travail en osmose et la maîtrise complète sur l’élaboration de leurs compositions sont les meilleurs garants d’une musique originale. Le groove solide constitue une fameuse aire de jeu pour solistes inventifs, jamais trop bavards. Quant aux plages mid tempo, elles laissent à la mélancolie le soin de caresser les phrasés jazz.
Phénomène dans sa vingtaine, Erik brûle les étapes. Deux ans lui ont suffi pour remporter tous les défis. Révélé au public parisien au festival Ville des Musiques du Monde 2008, l’année 2009 le retrouve sur les scènes du New Morning, de l’Olympia avec Tanya Saint-Val pour la Guadeloupe, du Théâtre du Châtelet pour la remise du Trophée “Artiste révélation” des Arts Afro-caribéens. 2009, des Francofolies de La Rochelle en lauréat des DomTom
Plus d'infos : http://www.myspace.com/erikofficiel